Axe 1: Vivre ensemble

UNE POLYNÉSIE PLUS SOLIDAIRE ET ÉQUITABLE 

LE VIVRE ENSEMBLE

Perte d’emploi, problème de logement, échec scolaire, alcoolisme, drogue, violence familiale, délinquance, perte de repères… la société polynésienne a hérité d’une fracture sociale qui n’a cessé de s’accroître. Alors que le redressement économique de notre pays se confirme, il est devenu essentiel d’agir contre cette marginalisation sociale et de recréer le lien humain avec les plus démunis.


LE DEPLOIEMENT D’UN PLAN D’URGENCE SOCIALE


LUTTER CONTRE LA MARGINALISATION SOCIALE

L’urgence à traiter l’exclusion sociale extrême passe par la création d’un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale pour les sans domicile fixe, accompagnée d’un véritable projet de réinsertion sociale et professionnelle. Pour faciliter cette insertion, un Contrat de Réinsertion Prioritaire destiné aux établissements et services publics, entreprises privées et associations sera créé.

AGIR POUR LA JEUNESSE EN DIFFICULTÉ

L’établissement d’un couvre-feu pour les enfants et les jeunes adolescents est nécessaire pour rétablir un ordre familial, devenu parfois inexistant, et sera accompagné d’actions de sensibilisation auprès des familles. Parallèlement, la création d’un programme d’éducation à la parentalité et la mise en place d’une médiation familiale contribueront au renforcement des liens entre les parents, école, et enfants en difficultés (comportement, absences, travail).
Enfin, le futur Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique prendra en charge les enfants et les jeunes adultes souffrant de troubles avérés du comportement. Il assurera l’hébergement et le suivi thérapeutique dans un cadre spécialisé.

ACCOMPAGNER LES ACTEURS SOCIAUX

La mise en place de financements dédiés facilitera la création d’associations d’insertion sociale et professionnelle traitant, avec proximité, les questions de rupture sociale et de réinsertion dans les zones sinistrées. La collaboration active et permanente avec les communes renforcera le lien naturel de proximité existant entre les populations en difficulté et les équipes d’agents municipaux. Les travailleurs sociaux, animateurs de quartier, aides-soignants aux addictions bénéficieront d’un plan de formation  spécifique.

Le durcissement des réglementations relatives à la consommation d’alcool et de komo couplé aux mesures administratives prises par les communes sur leur territoire sera nécessaire afin d’infléchir durablement les tendances actuelles.

AIDER LES PLUS FRAGILES

Le soutien aux plus fragiles passe par la prise en considération du vieillissement de notre population à
travers 5 axes :

  • L’extension à l’ensemble des Matahiapo de l’aide à l’amélioration des conditions de vie
  • La création d’une aide financière pour le membre de la famille s’occupant de la personne âgée à son domicile
  • Le maintien à domicile des personnes âgées/ handicapées par le financement de travaux destinés à
    optimiser l’accessibilité de leur logement – une solution économique souvent aussi efficace qu’un placement de jour en organisme spécialisé
  • La construction de structures médicalisées de type EHPA /ou EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personne Agée autonome /ou Dépendante) proche des hôpitaux
  • Le maintien d’une partie de l’allocation adulte handicapé des travailleurs handicapés et la suppression
    du renouvellement quinquennal COTOREP quand le handicap est non évolutif.


LA SATISFACTION DES BESOINS SOCIAUX FONDAMENTAUX


FACILITER L’ACCÈS AU LOGEMENT ET TRANSPORTS

Les modalités de versement de l’Aide au Logement Etudiant (ALE) seront optimisées pour rendre enfin cette aide efficiente ; l’Aide Familiale au Logement (AFL) sera étendue au parc privé.
Le dispositif « Transports en Commun Gratuit » facilitera le déplacement des personnes  âgées/handicapées et des jeunes en formation ou en projet d’insertion professionnelle. La prise en charge à 80% du coût du permis de conduire pour les jeunes en recherche d’emploi ou issus de foyers modestes complétera ce dispositif.

FAVORISER L’INSERTION PROFESSIONNELLE

Les nombreuses entreprises sans effectif salarié recrutant un premier salarié en CDI ou CDD bénéficieront d’une aide spéciale. Les entreprises plus conséquentes pourront quant à elle défiscaliser une partie des frais de formations supérieures ou professionnalisantes de nos jeunes. Les bourses privées d’entreprises compléteront le dispositif afin de permettre à des jeunes polynésiens de bénéficier de formations très pointues demandées par les entreprises locales.

DYNAMISER LE SYSTÈME SCOLAIRE

La mise en place de financements dédiés facilitera la création d’associations d’insertion sociale et professionnelle. La lutte contre le décrochage et l’illettrisme passera par la création de l’école de la seconde chance et les programmes visant à améliorer la réussite scolaire seront renforcés.
La modernisation des infrastructures scolaires et internats, devenue essentielle pour offrir à nos jeunes un cadre de travail propice à la réussite, sera soutenue par un plan de construction, rénovation et de maintenance des structures scolaires ; 3,5 milliards FCFP sur 5 ans seront investis. Un soutien financier sera également consacré au développement des centres de vacances et de loisirs de tous types.

Enfin, l’élaboration d’un programme d’éducation culturelle répondra aux demandes de contenus culturels
sollicités par le secteur de l’éducation (moyens humains et financiers, professionnalisation de l’encadrement).

CRÉER DES RELAIS DE SANTÉ DE PROXIMITÉ

La proximité, clé de la réussite de nombre de mesures, s’appliquera aussi au secteur de la santé avec la création d’équipes mobiles assurant des soins de proximité sur l’ensemble du territoire. Basées dans les différents centres de santé, ces équipes composées d’infirmiers et psychologues interviendront aux côtés de médecins en charge du suivi et de la coordination des parcours de soins des patients.

INVESTIR DANS LE SPORT ET LES LOISIRS

L’obésité est un fléau dévastateur et couteux qu’il convient de contrer par le doublement du budget consacré au développement des activités sportives. La construction d’infrastructures, le soutien à la  filière sportétudes, la création de 100 postes spécialisés au sein des fédérations et associations sportives, le soutien au sport sur ordonnance pour les patients atteints d’affections de longue durée, sont  autant de mesures qui favoriseront la pratique du sport.

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